Le dictateur et le psychopathe
Tragédie en une scène. (*)
Le psychopathe est assis dans le bureau doré de sa résidence de Mar A Lago, une timbale en or, emplie de Coca light dans la main droite, un téléphone dans la main gauche.
Le dictateur travaille dans le sien au Kremlin avec son ministre des affaires étrangères.
Le psychopathe:
- Allo Vladimir, Donald à l'appareil. Comment vas-tu ?
Le dictateur:
Très bien Donald. Comme tu as vu j'ai gagné les élections. Je vais pouvoir réquisitionner le peuple pour continuer "mon opération spéciale". Que me vaut ton appel ?
Le psychopathe:
- C'est cette guerre contre l'Iran, elle fiche le bazar. Les cours du pétrole grimpent , les américains ne sont pas contents et je risque de perdre des élections de mi-mandat.
Le dictateur:
- Donald , ça t'apprendra à te faire balader par Netanyahou . Tu es naïf mon vieux.
Commencerais-tu à ne plus sentir les choses? Aurais-tu le nez bouché?
Le psychopathe:
- Mais non, Vladimir, mon problème c'est ceux qui m'entourent. Je vois tout, je comprends tout, bien plus vite que n'importe qui sur cette terre et sans avoir besoin ce travailler.
Eux besognent et ne parviennent pas à me suivre.
Je suis le plus grand président de l'histoire des États-Unis, je l'ai déjà dit, et tu le sais bien.
Le dictateur:
- Puisque tu le dis Donald... D'ailleurs je le vois tous les jours; tes succès sont édifiants.
Il n'y a qu'un point sur lequel je fais mieux que toi, c'est celui des élections; il faudra que je te donne quelques leçons. Je ne perds jamais une élection Donald. Je mets les opposants en taule, il arrive même que je m'en débarrasse, et à la fin je truque les résultats.
Ceci dit, mon intérêt est que tu gagnes. Alors dis-moi ce que je peux faire pour toi .
Le psychopathe:
- Il faudrait que tu me livres beaucoup de pétrole. Les prix à la pompe baisseraient, les américains seraient contents et les élections de mi-mandat, dans la poche. Enfin j'espère.
Le dictateur:
- Tu es génial, décidément. Combien en veux-tu?
Le psychopathe:
- Trois millions de barils, au moins.
Le dictateur:
- Ah mon ami, rien que ça! Il faudra payer!
Le psychopathe:
- Aucun problème.
Le dictateur:
- Pour les commissions, on fait comme d'habitude.
Le psychopathe:
- Bien entendu.
Le dictateur:
- Donald, tu sais ce que je vais faire de tes dollars ?
Le psychopathe:
- Je le devine, bien sûr, mais les ukrainiens, aujourd'hui , je n'en ai rien à foutre.
Le dictateur:
- Au fond Donald, tu es un poète, comme moi . Nous sommes faits du même moule.
Les deux s'esclaffent.
Après avoir raccroché le dictateur dit à son ministre:
- Il est décidément complètement givré ce type; ça me va bien.
(*) Cette pièce est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite.
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